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Réseau social low-tech

Réseau social low-tech

Un mur de profils dessinés pour rendre visibles les liens existants et déclencher de nouvelles connexions.

Durée · 20–30 min
Participants · 8–100
Niveau · Débutant

Réseau social low-tech est un jeu d’ouverture issu de Gamestorming, attribué à Dave Gray. Chaque participant crée une fiche profil avec son nom, un avatar dessiné et deux ou trois mots-clés liés à ses centres d’intérêt ou à son expertise. Les profils sont affichés sur un grand mur de papier, puis chacun trace les liens avec les personnes qu’il connaît en indiquant la nature de chaque relation. Le jeu rend le réseau visible, facilite les prises de contact et peut rester actif tout au long de l’événement.

Déroulé

  1. 1

    Préparer le mur social

    3 min

    Avant l’arrivée ou au tout début, l’animateur installe un grand mur de papier accessible, visible et suffisamment large pour accueillir toutes les fiches. Il dispose des fiches vierges, des marqueurs et de quoi coller à proximité. Il annonce : « Ce mur va devenir notre réseau social low-tech : il restera affiché et pourra évoluer pendant l’événement. » Les participants comprennent ainsi que ce n’est pas un simple brise-glace, mais un support vivant. L’objectif est de créer un espace qui donne envie de regarder, compléter et relier.

    Astuce — Placez le mur dans une zone de passage, mais pas dans un goulot d’étranglement : les participants doivent pouvoir s’y arrêter sans bloquer la circulation.

  2. 2

    Lancer l’intention du jeu

    3 min

    L’animateur réunit le groupe face au mur et explique le principe simplement. Il dit : « Nous allons rendre visibles les personnes présentes, ce qu’elles savent ou aiment, puis les liens qui existent déjà entre elles. » Il précise que chacun va créer un profil avec son nom, un avatar dessiné et deux ou trois mots-clés. Il insiste sur le fait que le dessin n’a pas besoin d’être beau : il sert seulement à personnaliser la fiche. Cette introduction sécurise les moins à l’aise et oriente l’attention vers les connexions.

    Astuce — Dessinez vous-même un avatar très simple en exemple : cela dédramatise immédiatement le niveau graphique attendu.

  3. 3

    Créer les profils individuels

    5 à 7 min

    Chaque participant prend une fiche et y inscrit son nom, dessine un avatar, puis ajoute deux ou trois mots-clés. L’animateur donne des exemples de catégories sans imposer de contenu : centres d’intérêt, expertise, sujets de curiosité, expérience utile au groupe. Il dit : « Choisissez des mots qui peuvent donner envie à quelqu’un de venir vous parler. » Pendant ce temps, il circule, répond aux questions et encourage les formulations courtes. Cette étape transforme chaque personne en point d’entrée lisible dans le réseau.

    Astuce — Si quelqu’un bloque sur les mots-clés, demandez : « Sur quel sujet aimeriez-vous être sollicité aujourd’hui ? » La réponse donne souvent un mot-clé pertinent.

  4. 4

    Afficher les profils sur le mur

    3 à 5 min

    Les participants viennent coller leur fiche sur le grand mur de papier. L’animateur invite à répartir les profils de manière lisible, sans chercher à classer trop tôt. Il peut dire : « Collez votre fiche où vous voulez, en laissant assez d’espace autour pour tracer des liens. » Une fois les fiches posées, chacun prend un moment pour regarder les noms, les avatars et les mots-clés. Le mur commence à jouer son rôle de carte collective du groupe.

    Astuce — Veillez à laisser des espaces blancs entre les fiches : un mur trop dense rend les traits illisibles et décourage les ajouts.

  5. 5

    Tracer les liens connus

    7 à 10 min

    L’animateur donne la consigne centrale : « Repérez les personnes que vous connaissez déjà, tracez un trait entre votre fiche et la leur, puis écrivez sur le trait la nature du lien. » Il cite des exemples autorisés par le jeu : ancien collègue, même projet, même passion. Les participants se déplacent au mur, tracent les connexions et annotent chaque trait. Ils peuvent échanger rapidement pour préciser un lien ou vérifier un souvenir. Le réseau se dessine progressivement et rend visibles les relations existantes.

    Astuce — Invitez à écrire la nature du lien en toutes lettres, même brièvement : un trait non annoté intrigue moins et nourrit moins les conversations.

  6. 6

    Observer le réseau émergent

    4 à 5 min

    Lorsque les premiers liens sont tracés, l’animateur rassemble le groupe devant le mur. Il invite à observer en silence quelques instants, puis demande : « Que voyez-vous apparaître ? Où sont les zones très connectées ? Où voyez-vous des ponts possibles ? » Les participants partagent quelques constats sans entrer encore dans un long débrief. L’animateur reformule les observations factuelles et valorise la diversité des connexions. Cette pause aide le groupe à passer de l’activité manuelle à la lecture collective du réseau.

    Astuce — Commencez par des observations visuelles plutôt que des interprétations : cela évite de figer trop vite des rôles comme “isolé” ou “central”.

  7. 7

    Garder le réseau vivant

    2 à 4 min

    L’animateur conclut la séquence en expliquant que le mur reste affiché pendant l’événement. Il dit : « Si vous découvrez un point commun, une expertise ou un lien au fil de la journée, revenez ajouter un trait et notez la nature du lien. » Il encourage chacun à utiliser le mur pour engager une conversation avec une personne qu’il connaît peu. Les participants savent ainsi que le réseau n’est pas terminé à la fin de l’ouverture. Le support devient un repère pour créer de nouvelles connexions.

    Astuce — Prévoyez des marqueurs attachés ou posés près du mur pendant toute la durée de l’événement : sans outil disponible, les ajouts s’arrêtent vite.

Variantes

  • Version fil rouge : après l’ouverture, prévoyez un court moment à mi-parcours ou en fin d’événement pour inviter chacun à ajouter les liens créés depuis le début.
  • Version grand groupe : organisez le mur en plusieurs zones suffisamment espacées et demandez aux participants de venir par vagues afin d’éviter l’encombrement devant les fiches.
  • Version distancielle : utilisez un tableau blanc collaboratif avec une zone par profil. Chaque participant crée sa fiche numérique avec nom, avatar simple et deux ou trois mots-clés, puis trace des lignes annotées vers les personnes qu’il connaît.
  • Version centrée expertise : demandez aux participants de choisir des mots-clés orientés compétences, sujets maîtrisés ou sujets sur lesquels ils acceptent d’être sollicités, afin de soutenir l’entraide pendant l’atelier.

Guide de débrief

  • Qu’avez-vous découvert sur le groupe que vous ne voyiez pas avant de tracer le réseau ?
  • Quels types de liens apparaissent le plus clairement : travail, projets, passions, expertises, autres ?
  • Quelles personnes ou zones du réseau avez-vous envie d’aller explorer davantage ?
  • Quels liens nouveaux pourriez-vous créer pendant l’événement à partir des mots-clés affichés ?
  • Qu’est-ce que ce réseau révèle sur notre manière habituelle de nous connaître ou de collaborer ?
  • Comment pouvons-nous utiliser ce mur concrètement après cette ouverture ?